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C'est une conséquence de l'affaire Benalla, les conditions d'accueil des observateurs au sein de la police – qui n’ont aucun statut légal – posent question. Un rapport de l’IGPN, la police des polices, fait des propositions pour mieux encadrer ces observateurs.

Alexandre Benalla, avec son casque de CRS sur la tête, en marge des débordements de la manifestation du 1er-Mai à Paris. Ce proche du président a aidé les forces de l'ordre alors qu'il n'était pas habilité à le faire.© AFP Alexandre Benalla, avec son casque de CRS sur la tête, en marge des débordements de la manifestation du 1er-Mai à Paris. Ce proche du président a aidé les forces de l'ordre alors qu'il n'était pas habilité à le faire.

Pour permettre aux citoyens de mieux comprendre le fonctionnement de la police, il est possible, en France, de demander à la préfecture d'être observateur. Dans les faits, ce sont surtout des magistrats en formation, des journalistes ou des élus locaux qui en font la demande.

Ils sont alors invités à observer, du côté des forces de l'ordre, leur action pendant une manifestation ou une patrouille de nuit par exemple. Jusqu'à présent, aucun règlement n'était signé par ces invités pour s'assurer de leur connaissance des limites à ne pas dépasser. Comme, par exemple, la règle d'or de ne jamais prendre part à l'action.

D’ailleurs, il n’existe jusqu’à aujourd’hui pas de règlement du tout. Tout se passe à l'oral et se passe bien à en croire le rapport de l’IGPN

Mais l'affaire Benalla impose quelques changements selon la police des polices, qui fait deux propositions. D'abord, elle propose d'élaborer une charte de l'observateur – signée par le demandeur et la police – qui doit rappeler la bonne conduite à tenir.

Ensuite, le rapport suggère de créer un brassard spécial pour distinguer les observateurs des policiers. Et ce afin d'éviter toute confusion comme ce fut le cas place de la Contrescarpe avec Alexandre Benalla.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb a annoncé vendredi soir souscrire à ces deux propositions, qui seront bientôt mises en œuvre.

Alexandre Benalla poursuit son offensive médiatique

Aprèss'être exprimé mercredidans les colonnes du quotidien Le Monde, Alexandre Benalla a fait une apparition au journal de 20h de TF1 ce vendredi. Dans une séquence enregistrée en avance, l’ex-chargé de mission de l’Elysée a tenté de minimiser, voire nier, les faits qui lui sont reprochés. Il ne « considère pas avoir commis d'acte répréhensible par la loi » et affirme qu’il s’agit d’une « histoire banale », une « histoire de droit commun » dans laquelle « il ne se passe rien ».

Contrairement à ce qu’on peut voir sur les vidéos sorties dans la presse, Alexandre Benalla assure qu’il « n’y a aucun coup porté » de sa part à l’encontre des manifestants, qualifiés de « casseurs ».

« J'ai été sous l'orage médiatique, on a raconté un tas de bêtises à mon encontre et on a pu à travers moi atteindre le président de la République », a-t-il déploré. Une apparition médiatique qui a suscité l’ironie de plusieurs responsables politiques et militants, qui lui reprochent de préférer courir les médias plutôt que de se présenter devant la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur cette affaire.

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